vendredi 5 novembre 2010

Gaucher III de Châtillon

Gaucher III de Châtillon (v.1162-1219), sénéchal de Bourgogne qui accompagna Philippe-Auguste en Terre sainte et se distingua au siège d'Acre et à la bataille de Bouvines.

Il est le fils de Guy II de Chatillon et d'Alix de Dreux, veuve de Waleran III, seigneur de Breteuil, (fille de Robert de France, comte de Dreux et Harvise d'Évreux). Il est aussi comte de Saint-Pol (Paul), seigneur de Crécy, de Châtillon, de Troissy, de Montjay et de Pierrefonds.

Gaucher III se verra attribuer, par apanage royal, la Seigneurie de Clichy, en échange de son château de Pierrefonds tant "convoité" par Philippe Auguste, et deviendra ainsi le premier seigneur féodal de cette ville.

Histoire

Il a été soupçonné de félonie à cause de terres qu'il tenait dans le royaume de Jean et que celui-ci lui avait laissé, il protesta de sa fidélité au roi et dit à frère Guerin "qu'en ce jour le roi trouverait en lui un bon traitre".

Placé à droite, en face des hennuyers de Ferrand, Gaucher III vit une faille dans leurs rangs et Frère Guérin le lança à toute force dans cette passe. Il franchit leurs échelles et se rabattit sur leur dos, les jetant dans la confusion.

Il était Comte de Saint Pol (Paul) de par son mariage avec Dame Elisabeth de Saint Pol (1197), seigneur de Châtillon, seigneur de Clichy, Grand Bouteiller de France et de Champagne et encore Sénéchal de Bourgogne.

C'est Gaucher qui, en 1190, après avoir guerroyé pendant 10 ans en Terre Sainte lors de la Troisième croisade, décide de fonder une Ville Neuve, en un lieu défriché de la Forêt de Crécy, à proximité d'un ancien camp romain où s'élevait un château Mérovingien de bois.

En 1203, avec son épouse Élisabeth, Gaucher III concède une CHARTE DE FRANCHISES aux habitants de cette Ville Neuve, "les bourgeois". Ces "bourgeois" élisent chaque année un Maire et des Échevins.

Alors que Gaucher III se préoccupe de la défense militaire de la ville, Élisabeth s'intéresse au salut des âmes en décidant la construction d'une belle église paroissiale, malgré l'opposition de l'Abbé de Saint Germain des Prés, établie sur un privilège accordé par le pape Luce III.


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Gaucher III de Châtillon de Wikipédia en français (auteurs)

mercredi 3 novembre 2010

Pétronille de Bigorre

Pétronille de Comminges ou Pétronille de Bigorre (vers 1184 † 1251) est une vicomtesse de Marsan et une comtesse de Bigorre de 1194 à 1251. Elle était fille de Bernard IV, comte de Comminges, et de Béatrix III, comtesse de Bigorre.

Biographie

Elle passe son enfance à Muret, mais en 1192, sa mère est répudiée par son père qui exile la mère et la fille en Bigorre, tout en conservant le comté de Bigorre. Mais Alphonse II, roi d’Aragon, le suzerain du comté, n’accepte pas que Bernard conserve la Bigorre et l’oblige à abdiquer en faveur de sa fille. Alphonse fiance ensuite Pétronille à Gaston VI, vicomte de Béarn, malgré leur parenté. Pétronille, encore jeune, est éduquée à la cour d’Aragon, et épouse Gaston en 1196. Elle s’installe dans le Béarn et son absence que les documents bigourdans de cette époque semble montrer que Gaston devait la tenir à l’écart de la vie politique de son comté. Gaston meurt en 1214, et le roi d’Aragon la remarie à un de ses cousins germains, Nuno Sanchez d’Aragon, comte de Roussillon et de Cerdagne.

Mais, après la mort du roi Pierre II d’Aragon à la bataille de Muret, l’homme fort de la région est Simon IV de Montfort, le chef de la croisade des Albigeois, qui fait annuler le mariage pour donner Pétronille à son fils cadet Guy. Ce dernier participe à plusieurs faits d’armes de la croisade, est blessé par son beau-père au siège de Toulouse, et est tué au siège de Castelnaudary en 1220.

Amaury de Montfort, fils de Simon et frère aîné de Guy, marie alors sa belle-sœur à un chevalier croisé, Aymeri de Rançon, mais ce dernier est tué au siège d’Avignon en 1226.

Avec son cinquième mari, Boson de Mathas, Pétronille revient dans la Bigorre. Son mari l’aide à se maintenir face aux barons languedociens qui lui reprochent d’avoir fait partie du clan des Montfort. Boson, en outre assainit la vallée de Vic, rançonnée par des brigands. Il meurt en 1247, et Pétronille en 1251, laissant la Bigorre à sa fille Alix de Montfort et le pays de Marsan à son autre fille Mathe de Mathas.

Mariages et enfants

Elle épouse en premières noces en 1196 Gaston VI († 1214), vicomte de Béarn, mais le mariage reste sans postérité.

Veuve, elle se remarie en 1215 avec Nuno Sanchez d’Aragon (1185 † 1242), comte de Roussillon et de Cerdagne. Peu après, Simon IV de Montfort fait annuler le mariage.

Celui-ci lui fait épouser en 1216 son fils cadet Guy de Montfort († 1220). De ce mariage naissent :
- Alix de Montfort († 1255), comtesse de Bigorre, mariée à Jourdain Eschivat de Chabanais, puis à Raoul de Courtenay, seigneur de Champigneulles.
- Pétronille de Montfort, mariée à Raoul de la Roche-Tesson.

A nouveau veuve, elle se remarie en quatrième noces en 1221 avec Aymeri de Rançon († 1224), un des compagnons d'armes de son beau-frère Amaury VI de Montfort.

Enfin, elle épouse en 1228 Boson de Matha († 1247), seigneur de Cognac. De ce mariage nait :
- Mathe de Matha († 1273), vicomtesse de Marsan, mariée à Gaston VII, vicomte de Béarn.


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Pétronille de Bigorre de Wikipédia en français (auteurs)

lundi 1 novembre 2010

Lastours

Château de Lastours (Aude-11)
Coordonnées GPS :
latitude 43° 20' 08" N - longitude 2° 22' 38" E

Accueil usine Rabier

11600 LASTOURS

04-68-77-56-02

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Les châteaux de Lastours (en occitan Las Tors, ce qui signifie en français : « les tours ») sont quatre châteaux dits cathares situés sur la commune de Lastours dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon. Ces quatre châteaux font partie d'un seul ensemble, dont l'absence de structure commune a été imposée par la géographie du site. Ils sont nommés, du nord au sud : Cabaret, Surdespine, la Tour Régine et Quertinheux.

L'ensemble des quatre ruines fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 31 octobre 1905.

Géographie

Situation géographique
Les quatre châteaux sont bâtis sur un éperon rocheux culminant à 300 mètres d'altitude au-dessus du village de Lastours, dominant les vallées de l'Orbiel et du Grésilhou. Ils sont placés en haut de la crête sur un axe nord-sud et contrôlent les principales voies d'accès dans le Cabardès (le Cabardès tire son nom de Cabaret) et la Montagne Noire.

Histoire

Préhistoire

Une sépulture d'une fillette datant de l'âge du bronze est découverte en 1961. Elle comporte des objets d'inspiration mycénienne ou égyptienne, témoignant de l'importance des échanges effectués avec les peuples méditerranéens. Au VIe siècle, les Wisigoths envahissent le Languedoc-Roussillon : la montagne noire marque la frontière de leur territoire avec celui des Francs.

Premières mentions

Au Moyen Âge, le site appartient aux seigneurs de Cabaret, mentionnés pour la première fois en 1067. Leurs richesses proviennent notamment de l'exploitation des mines de fer. Seuls trois châteaux sont probablement construits au XIe siècle et leur emplacement diffère de celui des ruines actuelles. Ils ne sont en effet pas sur la crête mais plus bas, sur le versant nord-ouest. Le village de Lastours est alors à leur pied, organisé en terrasses semi-circulaire suivant les courbes de niveau et descendant jusqu'au Grésilhou.

Époque du catharisme

Les châteaux de Lastours sont un pôle d'activité religieuse cathare important durant le XIIIe siècle. Les seigneurs de Cabaret soutiennent en effet ce mouvement religieux. Pierre Roger de Cabaret est ainsi un fidèle de Raymond-Roger Trencavel qui a combattu à côté de lui lors de la défense de Carcassonne. Le village castral abrite donc de nombreuses maisons de parfaits et des évêques cathares séjournent à Cabaret : Arnaud Hot, Pierre Isarn et Guiraud Abith.

Le site subit dès 1209 les attaques de Simon de Montfort et résiste victorieusement. Le croisé Bouchard de Marly alors seigneur du château de Saissac est fait prisonnier par Pierre-Roger. Il est libéré en 1211 pour aller négocier une reddition avantageuse de Cabaret. En 1223, les seigneurs de Cabaret reprennent leurs terres et Cabaret devient le siège de l'évêché cathare du Carcassès. Le seigneur Pierre-Roger résista pendant de nombreuses années aux attaques des croisés. Mais en 1227, les châteaux sont de nouveau assiégés par Humbert de Beaujeu. En 1229, Cabaret capitule.

Les villages et châteaux sont pillés puis reconstruits (sur la crête) pour devenir des forteresses royales. La Tour Régine est construite par ordre du roi pour affirmer sa suprématie. Ils deviennent le centre administratif et militaire de six communautés formant la châtellenie du Cabardès.

Époque moderne

Au XVIe siècle, les châteaux sont occupés par les protestants. Ils en sont délogés par le maréchal de Joyeuse en 1591.

Époque contemporaine

Les châteaux sont abandonnés à la Révolution. Ils sont classés aux monuments historiques en 1905, et des travaux de restaurations sont entrepris. Les fouilles archéologiques sur le site sont toujours actives, notamment au niveau de l'ancien village castral.

Éléments d'architecture

Les quatre châteaux sont bâtis sur un axe Sud-Nord, dans l'ordre : Quertinheux, Surdespine, Tour Régine et Cabaret.

Quertinheux

Le château de Quertinheux (en occitan Quertinhos) est placé le plus au sud de la crête sur un piton rocheux isolé. Il est constitué d'une tour circulaire et d'une courtine polygonale. Une avancée en chicane défend l'entrée du château. Il surplombe les restes d'une église romane détruite.

Surdespine

Le château de Surdespines est le moins conservé des quatre. Il est constitué d'une tour carrée, d'un logis et d'une citerne. Une courtine de plan rectangulaire protège l'ensemble. Il se caractérise par la rareté de ses meurtrières et par ses quatre fenêtres en plein cintre.

Tour Régine

La Tour Régine est la forteresse la plus récente et la plus petite de l'ensemble. Elle est constituée d'une tour entourée d'une courtine dont les murailles sont effondrées. Au sous-sol, la tour contient la citerne la plus vaste des quatre châteaux. La tour est constituée de trois étages desservis par une escalier à vis. La pierre de calcaire blanc utilisée est identique à celle de Cabaret.

Cabaret

Le château de Cabaret est la citadelle principale avec un système de défense de type barbacane. Il est constitué d'une tour au nord, d'un donjon au sud et d'un corps de logis au centre. Le tout est entouré de remparts avec un chemin de ronde posé sur des arcades aveugles en arcs brisés. L'ensemble est construit avec un appareil irrégulier et des pierres de taille pour les angles et les ouvertures.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Châteaux de Lastours de Wikipédia en français (auteurs)

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Le site de Lastours constitue un ensemble exceptionnel au cœur de la Montagne Noire, avec ses quatre châteaux édifiés au sommet d’un éperon rocheux. Cabaret (le plus imposant), Surdespine, Quertinheux et Tour Régine dominent les torrents de l’Orbiel et du Grézilhou, profondément encaissés dans la vallée.
L'accès à la « montagne des châteaux » se fait au coeur du village de Lastours par l'ancienne Usine de draps Rabier. Elle abrite aujourd'hui la billetterie, une exposition permanente, et un restaurant.
Il est également possible de découvrir les châteaux depuis le Belvédère de Montfermier qui offre un panorama incomparable sur le site et ses environs.
Les quatre châteaux de Lastours prennent toute leur importance au moment de la Croisade contre les Albigeois, car ils contrôlent alors l’accès à la Montagne Noire. À l’époque du catharisme, le seigneur de Cabaret apparaît très lié aux adeptes de la nouvelle religion et subit dès 1209 les assauts des croisés.