lundi 18 octobre 2010

Honorius III

Honorius III, né Cencio Savelli fut pape de 1216 à 1227. Il naquit à Rome à une date inconnue et y mourut le 18 mars 1227. Sa famille Savelli était nommée d'après la forteresse de Sabellum, près d'Albano.

Les débuts

Il fut d'abord chanoine à l'église de Sainte-Marie-Majeure à Rome puis devint chambellan du Pape en 1188 et cardinal-diacre de Santa Lucia in Silice en 1193. Sous Clément III et Célestin III, il fut le trésorier de l'Église catholique.

En 1197, il devint un tuteur du futur empereur Frédéric II, qui avait été confié à la garde d'Innocent III par l’impératrice Constance.

Innocent III en fit un cardinal-prêtre le 13 mars 1198 et il devint plus tard cardinal de Saints Jean et Paul.

Pape

Le 18 juillet 1216, dix-neuf cardinaux se rassemblèrent à Pérouse, où venait de mourir Innocent III, pour élire son successeur. Cencio Savelli fut consacré le 24 juillet.

Il avait pour projets principaux de relancer la Cinquième croisade, commencée en vain par son prédécesseur, et la réforme de l'Église.

Cinquième croisade

La Croisade avait été appelée par le concile du Latran IV de 1215 et Honorius III commença les préparatifs en 1217. Il leva une dîme exceptionnelle, le pape et chaque cardinal devant contribuer un dixième de plus pendant trois ans et les évêques un douzième de leurs revenus. Mais ces fonds restaient insuffisants.

Il fit couronner Pierre II de Courtenay (avril 1217) empereur de Constantinople. Le nouvel Empereur fut ensuite capturé et périt sans avoir pu avancer d'argent. Honorius attendait donc avec impatience le soutien de Frédéric II, qui avait juré de s'embarquer en 1217. En 1220, Frédéric II fut élu empereur et couronné à Rome, mais il continua à temporiser.

La campagne d'Égypte échoua avec la perte de Damiette (8 septembre 1221). Le roi André II de Hongrie et d'autres croisés allemands vinrent reprendre Damiette mais cette victoire fut sans lendemain.

Le 21 juin 1225 fut fixé comme date pour le départ de Frédéric II et Honorius III organisa son mariage avec Isabelle, héritière du Royaume de Jérusalem, pour lui donner enfin une incitation à partir. Frédéric signa ensuite le traité de San Germano en juillet 1225 pour obtenir un nouveau report de deux ans.

Honorius III mourut le 18 mars 1227 sans avoir vu ses projets de croisade menés à bien. C'est son successeur Grégoire IX qui devait s'occuper de sa réalisation.

En revanche, Honorius III soutint la Croisade des Albigeois qui avait lieu dans le sud de la France. Il confirma Simon IV de Montfort dans sa conquête des territoires de Raymond VI de Toulouse et fit en sorte d'obtenir l'aide du roi de France Louis VIII, à qui il accorda d'assiéger et de prendre Avignon, malgré les protestations de Frédéric II qui la considérait comme une ville impériale.

Autres réalisations

Honorius donna la sanction pontificale aux dominicains en 1216 et aux franciscains en 1223. Il approuva la Règle de Dominique de Guzmán dans sa bulle Religiosam vitam, datée du 22 décembre 1216, et celle de François d'Assise dans sa bulle Solet annuere du 29 novembre 1223. Il approuva les Carmélites par sa bulle du 30 janvier 1226, Ut vivendi normam et la congrégation religieuse du « Val des Écoliers » (Vallis scholarium), fondée par quatre professeurs de théologie de l'Université de Paris.

Il accorda des privilèges aux Universités de Paris et de Bologne, les deux plus grands centres d'études à cette époque. Il ordonna dans sa bulle Super specula Domini de soutenir des étudiants en théologie dans chaque diocèse.

Œuvres

Les plus importants des écrits de cet ancien Trésorier de l'Église pour les historiens sont le Liber censuum Romanæ ecclesiæ, qui donne une liste de tous les revenus et propriétés du Saint-Siège, toutes les donations, les privilèges et les contrats avec les villes et les souverains. Le registre fut commencé sous Clément III et achevé en 1192 sous Célestin III. Le manuscrit original est toujours au Vatican (Vaticanus, 8486).

Honorius écrivit aussi une vie de Célestin III, une vie de Grégoire VII, un Ordo Romanus, qui décrit le cérémonial et les rites pour diverses occasions et 34 sermons.


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Honorius III de Wikipédia en français (auteurs)

mercredi 13 octobre 2010

Puivert

Château de Puivert (Aude-11)
Coordonnées GPS :
latitude 42° 55" 6' - longitude 2° 2" 49'

11230 PUIVERT
04-68-20-81-52

http://www.chateau-de-puivert.com/

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Le château de Puivert (Puègverd en occitan) est un château dit cathare situé sur la commune de Puivert, dans le département de l'Aude. Ce bâtiment, posé sur une colline surplombant le village et son lac, culmine à une altitude de 605 mètres. Le site se trouve dans la région du Quercorb, à 60 kilomètres au Sud de Carcassonne et à 45 kilomètres à l'Est de Foix.

Histoire du château

Le "castrum" primitif

La construction daterait du XIIIe siècle. Les premières mentions de l'édifice remontent à 1170 : il appartient alors à la famille de Congost, au moment de la croisade des Albigeois. Ces seigneurs pratiquaient le catharisme et étaient montrés comme des hérétiques. Ainsi, en novembre 1210, le château subit un siège de quelques jours par l'armée de Thomas Pons de Bruyère, lieutenant de Simon de Montfort et Puivert devient une possession française. Un effondrement du barrage naturel retenant les eaux du lac au pied du site provoque la destruction d'une partie de la ville de Mirepoix, située à 30 km au nord, dans l'Ariège, en 1279.

Le château actuel

Au début du XIVe siècle, Thomas de Bruyère, petit-fils de Pons et sa femme, Isabelle de Melun, font reconstruire le « nouveau château », à l'est du Castèl vièlh (Vieux Château) dont les vestiges sont toujours visibles. Les armoiries d'Isabelle de Melun, fille d'un grand chambellan de France, étaient d'ailleurs toujours installées dans l'ancien édifice. La remise en forme du bâtiment lui a donné le caractère symbolique et pittoresque que l'on peut observer.

Sa classification comme Monument historique date de 1907. Depuis sa vente en 1996 par la famille de Puivert, le château a servi à de nombreux tournages (La Neuvième porte, Le Peuple migrateur, La Passion Béatrice...) grâce à son donjon très bien conservé.

La pièce des musiciens

Au quatrième étage du donjon se trouve la salle des musiciens. Elle porte ce nom car huit sculptures très fines de musiciens avec leurs instruments sont représentés sur les culs-de-lampe de la pièce. En effet, une histoire indiquerait que la ville de Puivert a accueilli au XIIe siècle une célèbre rencontre de troubadours. Les instruments visibles dans la salle sont la cornemuse, la flûte, le tambourin, le rebec, le luth, la guiterne, l'orgue portatif, le psaltérion et la vièle.le musée du Quercorb, expose les reconstitutions de l'instrumentarium, un deuxième exemplaire fut reconstituée de la cornemuse (chevrette) du château de Puivert en 2010, lors de l'anniversaire de la prise du château et présentée par Nicolas Dedieu musicien du groupe OC et jouée au château lors du concert OC-CATHARES EPISODE 1 ce modèle est le seul au monde joué et exposé au grand public, de pâles copies ont eu lieu sur cette cornemuse, mais la rareté du travail et sa complexité, ont fait que seul le luthier qui réalisa celle du musée et celle de Nicolas Dedieu, ai pu réaliser cette prouesse, et reste le seul modèle au monde.

Description du château

L'enceinte

Les fonctions du château sont guerrières : le guet et la défense, contrairement aux bâtiments construits à cette époque qui avaient plutôt des buts religieux. L'enceinte s'étend sur une longueur de 175 mètres. Le plan de celle-ci est rectangulaire, elle est percée d'archères et son fossé qui le séparait du plateau est pratiquement invisible de nos jours. L'entrée à l'intérieur de la cour se fait par une tour-porte carrée, située au centre de la courtine Est. Il subsiste 5 tours des 8 initiales :
- une ronde, lisse, à l'angle nord-est ;
- une ronde à bossage au milieu du front nord ;
- une tour au plan carré, avec une tourelle en encorbellement, sur le côté oriental, reliant les deux derniers étages ;
- les restes d'une tour ronde au sud-est ;
- le donjon (partie la mieux conservée du château) ;
En plus de la porte centrale située sur le mur oriental, deux autres portails sont présents :
- un sur l'angle défendu par le donjon, c'est-à-dire l'angle nord-ouest ;
- un autre au sud du donjon qui permet d'accéder au vieux château ;
La surface au sol (basse-cour) du site est très grande : 3 200 m² à l'intérieur des murs !

Le donjon

Partie la mieux conservée de l'édifice, de forme carrée, il mesure 15 mètres de côté et 32 mètres de haut. Il était initialement attenant du logis seigneurial. Sur la partie ouest de la tour, on peut observer des morceaux de pans de murs perpendiculaires, ainsi que des portes, donc on en a déduit que les habitations étaient accolées à cette paroi. Le donjon est composé de :
- deux niveaux inférieurs : partiellement souterrains, ils se trouvent sous le donjon. Le plafond est composé de berceaux brisés ;
- un troisième niveau : accessible par une porte couverte en arc brisé, c'est la chapelle qui s'y trouve. La salle est décorée de colonnettes, de moulures et de blasons. Le plafond est voûté d'ogives, avec des culots sculptés. Sur les murs, on trouve une piscine liturgique, ainsi que des fenêtres trilobées.
- un quatrième étage : une pièce voûtée d'ogives sur culots, sculptés de figurines profanes jouant des instruments de musique. Cette pièce a ainsi été nommée : "Salle des Musiciens". Son éclairage se fait grâce à trois fenêtres semblables à celles de la chapelle.
- le cinquième et dernier étage : la plate-forme défensive, à l'époque bordée par un crènelage, nous permet de découvrir une vue magnifique de la région du Quercorb.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Château de Puivert de Wikipédia en français (auteurs)

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Des édifices de la première moitié du XIVe siècle, le château de Puivert, dans l’arrière pays audois dénommé le Quercorb, apparaît assurément comme l’un des mieux conservés.
De Puivert se dégage une impression de sérénité, tout y est harmonie, puissance tranquille et grâce. L’imposant donjon à cinq niveaux, culminant à 32 mètres, et visible dans toute la région, conserve plusieurs salles voûtées. Les sculptures de la salle des Musiciens témoignent du raffinement apporté au décor du château: la légende veut en effet que Puivert ait accueilli, au XIIème siècle, des rencontres de troubadours. Au XIIe siècle, les seigneurs de Puivert sont protecteurs du catharisme. Le château est conquis par Simon de Montfort en 1210.
Le village de Puivert abrite le Musée du Quercorb où l’on retrouve l’Instrumentarium consacré à la musique médiévale.

Source : Aude Pays Cathare

vendredi 8 octobre 2010

Bouchard de Marly

Bouchard de Marly († 13 septembre 1226), était un seigneur de Marly, de Montreuil-Bonnin, et de Magny, et un croisé qui s'illustra pendant la croisade des Albigeois. Il était fils de Mathieu de Montmorency, seigneur de Marly, et de Mathilde de Garlande. Mathieu de Montmorency était lui-même fils de Mathieu Ier, baron de Montmorency et d'Aline d'Angleterre.

Son père avait participé à la quatrième croisade et, contrairement à l'ensemble des barons franciliens conduit par Simon IV de Montfort, l'avait suivi jusqu'à Constantinople. Il était mort peu après la prise de la ville, le 27 août 1204. Bouchard de Marly participe par des donations à la fondation de l'abbaye de Port-Royal-des-Champs en 1204 et épouse Mathilde de Châteaufort, fille de Gasce de Poissy, seigneur de Châteaufort, et de Constance de Courtenay et petite fille de Pierre Ier de Courtenay. De ce mariage naquirent :
  • Thibaut († 1247), abbé des Vaux-de-Cernay
  • Pierre († 1240), sire de Marly
  • Bouchard II († 1250), sire de Marly
  • Matthieu († 1234)
  • Mabile mariée à Guillaume Etendard († 1271), sénéchal de Lombardie, puis maréchal de Sicile
En 1209, il s'engage dans la croisade des Albigeois où il retrouve Simon IV de Montfort, qui est l'époux d'Alix de Montmorency, une de ses cousines. Après les prises de Béziers et de Carcassonne, Simon est choisi pour diriger les vicomtés et continuer la lutte, et Bouchard décide de rester en Occitanie pour l'aider. Simon lui confie les terres de Saissac et de Saint-Martin-en-Languedoc. A la fin de l'année 1209, alors que le pays s'agite contre Montfort, il est capturé par Pierre Roger de Cabaret et retenu prisonnier pendant deux ans dans les châteaux de Lastours.

Au printemps 1211, après avoir pris Minerve et Termes, Simon de Montfort se tourne vers Lastours et entreprend le siège des châteaux. Comprenant qu'il ne pourra pas tenir longtemps, Pierre-Roger de Cabaret libère Bouchard et l'envoie en ambassade, pour négocier la reddition des châteaux en échange d'autres domaines moins fortifiés. Par la suite, Pierre-Roger sera l'un des rares barons languedociens à rester constamment fidèle à Montfort.

Ayant recouvré sa liberté, Bouchard participe probablement au siège de Lavaur (mai 1211). Ensuite, lorsque Simon de Montfort est assiégé à Castelnaudary, c'est Bouchard qui lui amène un convoi de vivres et de renforts. Ce convoi est attaqué par le comte de Foix, mais Simon fait alors une sortie et met en déroute la troupe du comte de Foix. Bouchard participe ensuite à la plupart des campagnes de son cousin, dont le premier siège de Toulouse (juin 1211), la bataille de Muret (12 septembre 1213) et le second siège de Toulouse. Après la mort de Simon de Montfort à ce dernier siège, il seconde son fils Amaury VI de Montfort, puis participe à la croisade royale de Louis VIII et meurt au cours du siège d'Avignon. Il est enterré à Port-Royal-des-Champs.

 Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bouchard de Marly de Wikipédia en français (auteurs)